Ce que l'automatisation des bons de commande envoie au fournisseur
L'exécution directe par le fournisseur signifie que le détaillant vend un article qu'il ne détient jamais physiquement. Le client achète auprès du détaillant, tandis que le fournisseur prépare, emballe et expédie. Le dropshipping est le terme utilisé dans le commerce de détail pour cet arrangement, tandis que les grossistes parlent d'exécution directe.
Le détaillant reste garant de la promesse faite au client. Il a encaissé l'argent, fixé la date de livraison et répond au téléphone en cas de retard. Pourtant, il ne possède ni le stock, ni l'entrepôt, ni le système d'expédition. Tout ce qu'il communique au client provient des données transmises par le fournisseur.
Un flux est envoyé au fournisseur, et quatre reviennent :
- Le bon de commande sortant : quoi expédier, à qui, au prix d'achat convenu, avec le niveau de service payé par le client lors du paiement
- Disponibilité entrante : ce que le fournisseur peut réellement expédier cette semaine, chiffre sur lequel se base la boutique en ligne pour ses ventes
- Délais de livraison entrants : le temps nécessaire au fournisseur, qui sert à calculer la date de livraison affichée lors du paiement
- Confirmation d'expédition entrante : ce qui a été expédié, quand, et avec quelle référence de transporteur, afin que le client puisse suivre son colis
- Lignes de facturation entrantes : ce que le fournisseur a facturé par rapport à ce que le détaillant a vendu, ligne par ligne
Le flux sortant est le plus simple, et la plupart des entreprises parviennent à le mettre en place. Tout ce qui revient est plus complexe, car cela dépend des changements côté fournisseur. Ces flux s'articulent autour de l'ERP, du PIM et des paiements parmi les intégrations e-commerce essentielles.
Pourquoi le dropshipping échoue-t-il au moment de la promesse de livraison ?
La boutique en ligne affiche une date de livraison lors du paiement. Cette date est calculée à partir d'un stock que le détaillant ne possède pas et d'un délai de traitement contrôlé par le fournisseur. Si l'une de ces données est obsolète, la promesse est fausse avant même que la commande ne soit passée.
La plupart de ces relations commencent par des feuilles de calcul. Un fournisseur envoie un fichier de stock par e-mail chaque semaine, quelqu'un le télécharge, et la boutique vend en se basant sur la disponibilité du mardi précédent. Cela fonctionne jusqu'à ce que le fournisseur ait une semaine chargée.
Les codes produits constituent le deuxième problème. Le SKU du détaillant et le numéro d'article du fournisseur sont des chaînes de caractères différentes, répertoriées dans une feuille de calcul gérée par une seule personne. Chaque nouveau produit nécessite un mappage manuel, et chaque produit non mappé entraîne une commande qui échoue silencieusement.
La multiplication des fournisseurs aggrave la situation. Un détaillant travaillant avec vingt fournisseurs en dropshipping doit gérer vingt formats de fichiers, vingt conventions de délais de livraison et vingt interlocuteurs à contacter en cas de problème.
Le coût des commandes fournisseurs manuelles
Le dropshipping est présenté en interne comme un moyen d'élargir le catalogue sans acheter de stock. Le coût réel apparaît ailleurs, dans l'écart entre ce qu'affiche la boutique et ce que le fournisseur est réellement capable de faire :
- Commandes en attente toute la nuit : un client achète à 18h00 et le bon de commande n'atteint le fournisseur qu'à 09h00 le lendemain, faisant perdre une journée complète de préparation sur chaque commande
- Promesses intenables : une date de livraison calculée sur la base d'un délai de traitement révisé par le fournisseur il y a deux semaines
- Ventes excédentaires sur des stocks épuisés : un e-mail d'annulation inattendu pour le client, car le fichier de stock datait de cinq jours
- Suivi transmis manuellement : une référence de transporteur copiée manuellement depuis un e-mail de fournisseur vers le système de commande, ou pas copiée du tout
- Marges invérifiables : factures fournisseurs qui ne peuvent pas être rapprochées ligne par ligne avec les ventes réalisées
Rien de tout cela ne relève d'une défaillance du fournisseur. Le fournisseur a expédié ce qui lui a été demandé, au moment où cela lui a été demandé. Le détaillant a simplement transmis l'information tardivement, en utilisant des chiffres qui avaient déjà changé.
Comment une plateforme d'intégration automatise les bons de commande
Une plateforme d'intégration en tant que service (iPaaS) offre à une entreprise un point central où tous ses systèmes se connectent. Chaque système s'y connecte une seule fois au lieu de communiquer directement avec les autres, et la plateforme transfère et reformate les données entre eux. Les détaillants l'utilisent déjà pour leurs opérations courantes : transmettre les commandes de la boutique vers l'ERP, renvoyer les niveaux de stock vers les canaux de vente et envoyer les expéditions aux transporteurs.
Un fournisseur se connecte de la même manière. Il devient un système connecté supplémentaire plutôt qu'une simple boîte de réception. Le bon de commande devient un message comme un autre, contenant l'article, la quantité, l'adresse et le prix de revient convenu.
La plateforme d'intégration Alumio propose des fonctionnalités configurables pour gérer de bout en bout l'exécution des commandes fournisseurs. Quatre d'entre elles assurent l'essentiel du travail :
- Une route qui génère le bon de commande : une route peut être créée entre la boutique en ligne ou l'ERP et le système du fournisseur, permettant ainsi à une commande client de devenir un bon de commande fournisseur quelques minutes seulement après la validation du panier
- Un transformateur qui gère les codes produits : un transformateur peut être configuré pour faire correspondre les références et unités de chaque fournisseur avec les SKU du détaillant, faisant de l'ajout d'un nouveau fournisseur une simple question de mappage plutôt qu'un projet complexe
- Synchronisation des disponibilités et des délais : les changements de stock et de délais des fournisseurs sont répercutés en temps réel sur la boutique, garantissant que les informations affichées lors du paiement correspondent aux capacités réelles du fournisseur
- Enregistrement des confirmations et des coûts : les confirmations d'expédition et les lignes de facturation peuvent être réinjectées dans le système de gestion des commandes et l'ERP, automatisant ainsi le suivi et permettant le contrôle des marges
Comme le fournisseur se connecte à la plateforme plutôt qu'à chaque système interne, le coût d'intégration du vingtième fournisseur est pratiquement identique à celui du deuxième. Le même principe s'applique aux fonctionnalités du e-commerce B2B, où la boutique en ligne sert de canal vers des systèmes qui détiennent déjà les informations nécessaires.
AFL Groep est un fournisseur de logistique en gros néerlandais qui gère des boutiques en ligne aux Pays-Bas et en Belgique. Il a mis en œuvre Alumio pour automatiser le traitement quotidien des commandes et la gestion des stocks, en connectant Kerridge, Adobe Commerce et le système de réapprovisionnement Optiply via une plateforme unique. Les commandes, les stocks et les prix sont désormais synchronisés sur toutes les boutiques.
Ce que les bons de commande automatisés apportent à l'entreprise
L'exécution directe par le fournisseur est une décision commerciale qui se traduit par une mise en œuvre opérationnelle. L'argument commercial est celui d'un catalogue plus large sans risque de stock. La réalité opérationnelle est que la réputation d'un détaillant dépend désormais des données qu'il reçoit d'entreprises qu'il ne contrôle pas.
Une plateforme d'intégration réduit l'écart entre ces deux aspects. Elle génère le bon de commande pendant que le client est encore sur la page de remerciement et maintient la disponibilité à jour pour pouvoir s'y référer. Elle enregistre également ce que le fournisseur a confirmé, afin que le détaillant puisse répondre à une question sans avoir à envoyer d'e-mail.
L'entreprise finit par être en mesure d'ajouter des fournisseurs sans augmenter ses effectifs, et de tenir une promesse de livraison sur des bases solides.